vendredi 16 septembre 2011

La Grèce, vers une mutualisation de la dette


La possibilité d'une mutualisation de la dette est de plus en plus évoquée dans ce contexte économique incertain. Du côté de la Grèce, on ne repousse même plus l'idée d'un défaut de paiement quasiment certain. Du côté Franco-Allemand, on se retrouve alors avec deux solutions:
- évoquer une sortie de l'euro pour la Grèce
- opter pour une mutualisation de la dette en créant des eurobonds
Dans le premier cas, la Grèce bénéficierait d'une monnaie largement dévaluée pour relancer son économie mais c'est à double tranchant car elle subirait dans un même temps une hyper inflation et verrait sa dette considérablement augmenter. De plus, on peut penser que les autres pays européens ( Italie, Irlande, Portugal, Espagne) se retrouveraient en proie aux spéculations et on retomberait dans un même scénario.
Dans l'autre cas, touts les pays membres de la zone euro se partageraient la dette avec la création d'eurobonds jusqu'à ce que la dette soit totalement épongée afin de créer une réelle solidarité européenne. Le problème dans ce cas là est que des pays comme la France et l'Allemagne, dont le AAA a été maintenu et bénéficiant de taux d'intérêts faibles, subiraient une augmentation considérable du cout de leurs emprunts, alors même que la France paye pour rembourser non ses emprunts mais ses intérêts!

Je pense qu'encore une fois, ce scénario était prévisible mais on attend le dernier instant du déluge pour prendre des décisions concrètes. Le risque était prévisible en accueillant dans la zone euro un pays dont 45% de l'économie est souterraine. Au final, la Grèce étant dans l'incapacité totale de rembourser, toutes les injections monétaires réalisées jusqu'à présent n'auront servies à rien. Pour moi, c'est clair, il va falloir que pour une fois toute la zone euro se mette en accord sur des réformes fiscales et budgétaires communes. Au niveau mondial même, le système financier actuel doit être remis en cause, je parle entre autre des zones de non régulation dans la sphère financière car, livré à lui même, le marché est capable du meilleur comme du pire (subprimes et titrisation des crédits à la consommation américains en général) et des excès de spéculation sur les dettes souveraines, qui peuvent être nocifs dans une conjoncture économique que l'on connait actuellement.

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